16 septembre 2008
Adresse Blog (27 Avril 2007)
noter l'adresse complète du blog sur lequel vous découvrirez les photos .
http://www.dupontrobert.canalblog.com
Je vous prie de m'excuser de cette omission .
Hasta pronto .
Robert
La Boivie en Photos (15 Mars 2007)
Avant la présentation (fin 2007) du film documentaire sur mon séjour en Bolivie , vous trouverez ci-dessous les indications nécessaires pour visionner 288 photos réparties en 14 thèmes
Voivi les coordonnées de mon Blog:
dupontrobert.canalblog.com
Un calendrier apparaît : cliquer sur << ou >> pour choisir le mois souhaité .
CLIQUER SUR LES DATES SOULIGNEES .
20 janvier La Paz
21 " Taraco Altiplano
22 " La Paz
28 " Les Yungas
30 " Santa Cruz
03 février CHE GUEVARA
08 " Cochabamba
14 " Huanuni
17 " Carnaval de Oruro
25 " Sucre
28 " Les mines de Potosi
05 mars Le Salar de Uyuni
09 " Descente en VTT de Coroico
12 " Lac Titicaca
J'espère que ces images vous inciteront à assister, au Centre Alexis Peyret de Serres-Castet, à la vidéo-conférence qui aura lieu vers la fin de l'année 2007.
Je vous informerais en temps utile .
Hasta luego Amigos
COPACABANA et L'Ile du Soleil (15 Mars 2007)
Copacabana ,à 160 km au nord-ouest de La Paz sur les bords du Lac Titicaca , est un lieu de passage vers la frontière du Pérou (10 km ) mais aussi un port où les bateaux transportent frontaliers et touristes vers les différentes îles du Lac .
Station balnéaire avec sa plage et ses beaux hôtels , une intense activité y règne . Le calme d'une traversée vers la Isla del Sol ( l'Ile du Soleil ) efface les traces de 3 h de bus , ses chaos et son tintamarre .
Le bateau glisse sur un lac sans ride et le spectacle des rives qui s'éloignent , de montagnes qui se profilent à l'horizon ou d'îles et d'îlots que l'on côtoie est une agréable et permanente découverte .
Après 1 h 30 de navigation , nous accostons dans une petite crique bien abritée et la montée vers le sommet de l'Île est un peu rude durant les premiers hectomètres . Une longue traversée permet , en prenant de l'altitude , de découvrir les méandres du rivage , de nouveaux îlots de verdure tranchant sur le bleu du lac .
Véritable mirador , l'hôtel , situé au sommet avec sa terrasse en surplomb devant l'infini de ces 8000 km2 du lac le plus haut du monde ,
(3810 m d'altitude) permet d'apercevoir à droite , en Bolivie , la Cordillère Real et ses sommets de plus de 6000 m et à gauche , côté Péruvien , des montagnes de 5000 m protègent la ville de Puno , port le plus important du Lac .
L'île est habitée et les autochtones vaquent à leurs occupations . Le bruit des moteurs , resté sur le continent , est remplacé par le crissement des sabots des ânes sur les pavés . Seul moyen de transport , ils reviennent des champs cultivés en terrasses , chargés de sacs contenant des pommes de terre ou des céréales diverses .
Des enfants jouent aux billes , d'autres ramènent les moutons et ce
spectacle de vie paisible , mais aux conditions rudes dùes au climat et à l'altitude , ne semblent pas altérer une certaine joie de vivre .
Le soleil , dans sa descente vers l'horizon perce encore les nuages qui se renforcent en fin de journée .
Si les reflets sur le lac n'ont pas été perceptibles , les nuages ont mis leurs habits de lumière . Le soleil envoie ses rayons vers le firmament colorant au passage ce rideau qui prend des formes fantômatiques et des couleurs qui , du jaune pâle passe à l'or puis orangé teinté de rouge vif devenant brun .
Un spectacle de 10 à 15 minutes émerveille les touristes venus pour admirer ces instants magiques .
Nous sommes brutalement plongés dans la pénombre qui , en quelques minutes , mettra son manteau noir . L'altitude aidant , la fraîcheur du soir devient le froid de la nuit et un copieux dîner donnera les calories indispensables pour attendre ( dans un lit douillet ) les rayons de l'aube qui viendront éclairer nos chambres et réchauffer l'atmosphère .
Une matinée de détente et découverte nous mène à 10 h 30 à l'embarcadère pour un retour á 14 h à Copacabana . Un délicieux déjeuner nous permet d'attendre le retour à La Paz .
Mon périple se termine et demain vendredi 16 mars je quitterai la Bolivie emportant avec moi des souvenirs et des images plein la tête mais aussi et surtout un enrichissement personnel par les rencontres tant auprès des autochtones que parmi les touristes quelque peu aventuriers rencontrés lors de mon séjour .
Merci d'avoir eu la patience de lire mes commentaires et Hasta Pronto dans les Pyrénées !!!
Robert .
COROICO - Drame ! (11 Mars 2007)
Nous étions 18 disposés à affronter en VTT cette route prestigieuse de La Paz à Coroico longue de 64 km . Le départ , au dessus de La Paz à 4700 m d'altitude , où l'oxygeène se raréfie , permet d'effectuer un dénivelé de 3500m jusqu'à Coroico située à 1200 m d'altitude et 64 km de distance.
Le rendez-vous fixé à 7 h autour d'un copieux petit déjeuner était l'occasion de faire connaissance . Sept nationalités étaient représentées . Le Japon , Israel , l'Australie , le Canada ,l'Argentine , l'Espagne et la France .
DIx sept jeunes de 22 à 30 ans , pleins d'ardeur , impatients d'enfourcher leur vélo . Le soleil présent , perçait les nuageset laissait augurer d'une belle journée .
Nous empruntons sur 24 km la route asphaltée mais dix minutes après le départ , changement brutal , la pluie fait son apparition et sous les averses et dans la brume nous continuons notre descente .
Un chemin de terre caillouteux , étroit et particulièrement glissant , indique la direction de Coroico . L'attention redouble , mais le groupe d'Israéliens (5) fait preuve d'indiscipline . Ils nous disent être habitués à la vitesse , avec la pratique du moto cross . Mais ici les conditions ne sont pas les mêmes . Route où pointent des rochers , graviers , boue , cascades, pluie , brume qui limite la visibilité à une vingtaine de mètres , n'autorisent pas la moindre erreur .
Le groupe pré-cité joue à celui qui sera le mieux placé derrière le guide et pour cela ils prennent des risques . Nous nous arrêtons pour la cinquième fois afin de nous regrouper . Il est 13 h 30 .
Une plaque commémorative indique qu'en ce lieu , une jeune Israélienne a trouvé la mort dans une chute en Avril 2001 : Le guide présise que nous allons durant 1 ou 2 km franchir des passages dangeureux et la prudence est recommandée .
Dès le départ du guide les Israéliens se précipitent et 50 m plus loin l'accrochage inévitable de deux d'entre eux se déroule sous mes yeux à 4 ou 5 m devant moi . Celui de gauche tombe côté ravin les jambes dans le vide .
Un court instant nous avons nous avons cru qu'il remontait , les mains agrippées labourant la terre meuble mais un bloc de terre boueuse a cédé l'entrainant dans le vide .
Deux chocs consécutifs résonnent et nous comprenons que l'irréparable a eu lieu . Nous venons de perdre quelqu'un qui , il y a quelques minutes encore respirait la joie de vivre , faisait partie de ce groupe qui allait déjouer tous les pièges sur cette route de Coroico .
La consternation est totale , les cris , les pleurs , les lamentations de ses amis , sous cette pluie glaciale qui continue à tomber créent une atmosphère de tristesse et de deuil .
Mais rapidement les guides réagissent et l'un d'entre eux tente une descente en rappel mais il arrive sur une barre rocheuse et un vide de 200 à 300 m sous ses pieds .
Une autre solution est envisagée . Deux guides accompagnés de un Canadien et un Argentin tentent une descente le long d'un torrent . A 16 h 30 les secours arrivent et préparent leur intervention .
Les guides restés avec nous décident de continuer le programme prévu . Effectivement , après 2 ou 3 km la route devient moins dangereuse sèche et nous arrivons à 19 h 30 sans encombre à Coroico .
Douche et repas sont les bienvenus . A 21 h 30 les sauveteurs arrivent exténués et nous détaillent l'opération de recherche . La descente dans le torrent dans l'eau glaciale a été très difficille mais le chemin qu'ils ont dù se frayer dans une végétation impénétrable a nécessité 3 h d'effort avant d'arriver à la découverte du corps .
Je ne transcrirai pas leur description mais je dirai simplement qu'il est décédé au premier impact . Les pompiers ont descendu une barquette et le corps fut treuillé jusqu'au sommet .
A 23 h nous quittons Coroico et à 3 h du matin j'essayais de trouver un sommeil qui fut long à venir .
Le directeur de l'agence m'a demandé de témoigner sur les circonstancesde l'accident et j'ai passé la matinée dans divers bureaux de la police donnant les détails de l'accident et les renouvelant chaque fois que je changeais de bureau !
Demain je pars pour mon dernier périple vers le lac Titicaca . J'irai passer la nuit sur l'Isla del Sol espérant le matin filmer le lever du soleil
Ensuite arrivera rapidement vendredi 16 mars et l'heure de prendre l'avion à destination de la France .
Je vous en dirai plus verbalement .
Hasta pronto .
UYUNI (6 Mars 2007)
Je quitte Potosi vendredi 2 mars á 11h pour rejoindre Uyuni aprés 250 km et 6 h de bus sur une route empierrée , parfois devenant piste .
Aprés quelques kilométres j´ai rapidement compris pourquoi toute conversation avait rapidement cessé . Le bus brinquebalant soumis á rude épreuve avec sa carcasse gémissante , les vitres s´entrechoquant , les paroles deviennent inaudibles et le voisin(e) reste muet . les paysages , variés , souvent arides occupent l´attention.
Nous franchissons monts et vallées entre 4000 et 3500 m d´altitude et á 18 h UYUNI nous accueille , éreintés et passablement couverts de poussiére .
Aimablement , un responsable d´agence de voyage me propose de me conduire á l´hotel de mon choix , tout en faisant sa pub sur les différents circuits du salar .
J´accepte sa carte et le remercie pour son service , lui promettant de le consulter avant de prendre ma décision . Elle se portera sur mon ¨taxi bénévole¨qui s´aligne sur la meilleure proposition .
Me voici donc samedi matin ¨embarqué ¨pour 3 jours dans un 4x4 en compagnie d´une Irlandaise , son époux ,son frére et deux Coréens . Le chauffeur , en compagnie de sa femme seront notre guide et notre cuisiniére .
Le soleil brille et le contact avec l´immense salar de 12 000 km2 se fait sur un lac de 10 cm de profondeur . C´est une merveille !! Le bleu du ciel parsemé de nuages , se mire en surface , tandis que le blanc immaculé du sel apparait á quelques centimétres .
Nous profitons durant une heure de cette féerie , qui , dans quelques instants laissera place á une ¨neige ¨immaculée s´étendant á l´infini ....
Seuls points de repére , sur notre droite et notre gauche , des sommets qui semblent émerger de cette ¨neige¨étincelante . Les lunettes de soleil enveloppantes sont indispensables car la réverbération pourrait provoquer ce que l´on appelle en montagne l´ophtalmie des neiges .
Peu á peu la suface devient séche et apparaissent des figures géométriques dessinées en relief . Des losanges , des hexagones , des pentagones liés entre eux se succédent et défilent sous nos yeux .
Nous faisons une halte auprés d´une rudimentaire ¨station de
séchage¨du sel . Il est d´abord pioché , mis en tas et ensuite séché sur des plaques métalliques chauffées au feu de bois . A la sortie deux enfants de 9 et 12 ans procédent á l´ensachage dans des bourses de 1 kg
On nous précise que ce travail est exécuté en dehors de leur scolarité .
Plus loin nous visitons ¨l´hotel de sel¨entiérement construit et aménagé en blocs de sel . Tables , lits , siéges sont directement issus du sol et faconnés manuellement pour obtenir nos meubles conventionnels .
A l´horizon se profile l´Ile du pécheur , ainsi dénommée par sa forme ressemblant á celle d´un poisson . Une visite s´impose devant le nombre et la variété des cactus qui dressent leur silhouette au milieu des rochers .
150 m de dénivelé et le sommet nous révéle une vue impressionnante sur cette blanche immensité qui semble s´étendre á l´infini .
Un déjeuner dans ce cadre sera le bienvenu et se transformera en déjeuner gastronomique .
Aprés 4 h de route sur le salar , nous reprenons la piste classique oú poussiére et chaos contrastent avec l´impression de glisse que nous avions sur le sel compact et sans aspérité .
Les champs de quinoa se succédent , les troupeaux de lamas nous laissent supposer que nous approchons d´une agglomération . San Juan , village avec ses maisons en adobe et ses toits de chaume posséde un alojamiento correct pour accueillir les touristes . De 19 h á 21 h un groupe électrogéne fournit une électricité qui nous permet de diner et faire sa toilette . Ensuite les frontales s´allument pour les derniers préparatifs avant le coucher .
6 h réveil et aprés un copieux petit déjeuner , départ vers les lagunes peuplées de flamans roses . Au passage le volcan OLLAGUE (5965 m ) , encore en activité laisse échapper une fumerolle verticale qui , ensuite , coiffe son sommet . Une odeur de souffre confirme notre impression visuelle .
La montagne aux sept couleurs apparait soudainement au détour de la piste . Arrét et admiration devant ce tableau de la nature sur lequel un peintre semble avoir laissé l´empreinte de son talent . Epousant les sinuosités géologiques de la roche , les couleurs ocre , vert foncé , jaune orangé , brun , blanc se mélent harmonieusement et nous laissent ébahis d´émerveillement .
Mais une autre occasion ne tarde pas á retenir toute notre attention . Enchassée entre des sommets proches de 6000 m comme une perle dans son écrin , la ¨Laguna Colorada¨s´offre á nos yeux . Lá encore l´eau peu profonde est est teintée de couleurs allant du blanc neigeux provenant du borrax , á l´ocre , aux différents tons de brun provenant du minerai de cuivre , au jaune ou au vert .
De plus , une animation régne sur cette étendue d´eau peu profonde car 30 000 flamans roses caquétent en fouillant la vase en quéte de nourriture . Un spectacle inoubliable ! Disséminés en petits groupes , parfois rassemblés par milliers , la laguna est vivante , bruyante et colorée.
A 16 h nous rejoignons l´hospedajo ¨San Marcelo¨. Détente , bavardage et diner meublent cette soirée qui se termine á 21 h par l´extinction de la lumiére .
Lundi matin 4 h 15 réveil en perspective d´une longue journée . A 6 h nous passons le cap des 5000 m d´altitude et descendons á 4850 m pour assister , au lever du jour , á un spectacle d´une rare beauté . Des fumerolles sortent sous nos pieds , parfois en jets puissants et bruyants , ou en volutes légéres s´élevant lentement dans les airs .
Avec les premiers rayons du soleil l´ambiance devient fantasmagorique , sortie d´une autre planéte . Des bruits sourds nous font pencher au dessus de trous béants ou de crevasses insondables et un bouillonnement de terre malaxée , rendue en pate , apparait dans la pénombre . Par intermittence , une projection de cet amalgame brulant á plusieurs métres de hauteur , nous incite á la prudence .
Aprés une heure de spectacle que seule la nature nous réserve , nous nous dirigeons vers les bains thermaux en plein air . Sortant de terre á 37 degré l´eau est canalisée vers une vasque naturelle . Malgré la température extérieure peu clémente , la gelée blanche nous entoure , la glace craque sous nos pieds , nous nous prélassons dans cette eau chaude qui , parait il posséde d´autres vertus .....
Un petit déjeuner est le bienvenu et nous nous dirigeons vers la Laguna Verda . Une heure de piste cahotante et le LICANCABUR (5945 m) frontiére avec le Chili dresse son imposante stature .
A ses pieds , la Laguna Verda d´un vert émeraude , attire notre regard .Pas un souffle de vent , pas une ride sur la laguna et le volcan , á nos pieds , se mire dans le lac . Les appareils photos immortalisent ces reflets qu´une fois encore seule la nature nous régale .
Les flamans brillent par leur absence car la pollution de l´eau par le minerai de cuivre important dans les environs , interdit toute quéte de nourriture .
Voisine de quelques centaines de métres , la Laguna Blanca , bordée d´écume blanche en provenance du borrax nous laisse contempler les derniers flamans de la journée .
400 km nous séparent de Uyuni et ce retour , empruntant parfois des pistes rocheuses , nous laissera éreintés mais particuliérement satisfaits de ce circuit riche en émotions inoubliables . Elles resteront un enrichissement personnel mémorisé á tout jamais .
Je quitte demain Uyuni et ferai mon dernier commentaire depuis La Paz aprés ma descente , de 3500 m de dénivelé , en VTT sur la route de
Coroico .
Les photos impossible á transmettre depuis Uyuni seront expédiées de La Paz .
J´ai recu de nouvelles cartes de voeux et je remercie globalement espérant personnaliser mes remerciements á mon retour .
Hasta PRONTO los amigos .
POTOSI (2 Mars 2007)
SUCRE Patrimoine Culturel (1er Mars 2007)
Départ vers Sucre (27 Février 2007)
En premier lieu je voudrais m'excuser auprès des puristes de la langue espagnole en ayant traduit voleur par ladrone . Il fallait bien sur lire LADRÓN . Etais-je encore sous le choc ? ou tout simplement une classique inattention ? J'espère que je serai pardonné .
Je viens de faire parvenir à Philippe quelques photos sur le Carnaval et d'autres sur la vie courante . Je lui dois un grand merci car d'ici je n'ai aucune possibilité ou tout simplement ... je les ignore .
J'ai pris mon billet de bus pour Sucre vers le Sud du pays . Ancienne capitale elle a conservé son style colonial et la blancheur de ses batiments ajoute un attrait supplémentaire . Mais je vous en parlerai avec plus de détail dans mon prochain message .
J'ai fait hier l'acquisition d'une nouvelle caméra et depuis le moral est au maxi . J'espère ramener du sud Lipez (Sucre , Potosi , Uyuni et les Lagunas Coloradas ) de belles images .
Je reçois , depuis ma désagréable "aventure" , d'aimables messages qui font chaud au coeur .
Merci à vous tous et à très bientot .
Hasta luego .
Robert
CARNAVAL de ORURO ! (20 Février 2007)
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Avec les mineurs de Huanuni (18 Février 2007)
Mardi 13 février me voici à Oruro après avoir quitté Cochabamba à 10h du matin . Un incident de parcours (ça meuble) nous a retardé durant une heure . Le bus , embourbé jusqu'à mi-roue a eu recours au tracto-pelle pour nous tirer de ce mauvais pas .
Nous avons dénivelé de 1200 m après avoir traversé l'immense Altiplano sous la pluie et le vent .
Oruro à 3710 m d'altitude , nous acceuille sous un timide soleil dans la fraîcheur d'une fin d'après-midi . Située au sud et à 230 km de La Paz , blottie contre de petites collines riches en minerai de cuivre , d'argent et d'étain , Oruro est au croisement de voies de communication reliant Cochabamba , La Paz , le Chili et l'Argentine .
Ville de 200 000 habitants presque tous de culture indienne , l'extraction de minerai d' argent dans la chaîne montagneuse a fait au cours du
18 eme siècle sa grande richesse . Actuellement le cuivre et principalement l'étain maintiennent son activité minière .
Huanuni , à 50 km au nord , principal centre minier de la région était au programme pour une rencontre avec les mineurs et la visite de la mine .
Après trois jours de tentatives diverses j'ai réussi ce vendredi 16 février à interviewer deux responsables syndicaux qui , après avoir fait l'historique de cet important centre minier , ont abordé les problèmes existant entre les deux catégories de mineurs : les coopérativistes et salariés de la COMIBOL , entreprise nationalisée .
Lors de la projection du documentaire , l'analyse de ces interventions vous permettra de mieux comprendre la réalité sur la situation minière de la Bolivie .
Les importantes fêtes de Carnaval débutant ce jour , la visite des mines a été reportée aux 12 et 13 mars .
Aujourd'hui 17 mars débutent , sous un très beau soleil , les fêtes du Carnaval . J'ai réussi à obtenir une place niveau 1er étage dans une tribune panoramique . A 9 h les défilés commencent . C'est un éblouissement de couleurs , de costumes , de masques , de danses rythmées par chaque orchestre précédant ou suivant son groupe .
Mais on ne peut réduire les défilés a une description aussi simpliste . La
"Diablada" est la fête annuelle la plus célèbre et la plus importante de Bolivie . On peut considérer ces festivités comme le triomphe du Bien sur le Mal , mais elles sont mêlées de mythes , de légendes , de divinités et de traditions de cultures indigènes et chrétiennes .
La légende veut que la Vierge de Candelaria , prise de pitié pour un malfaiteur , le secourut jusqu'à sa mort et l'on trouva suspendu au-dessus de sa tête l'image de la Vierge .
Dans le spectacle du Carnaval , cette légende y est associée au travers de groupes rappelant le Bien (la Vierge ) et le Mal (le malfaiteur) .
Huit heures durant se succèdent des centaines de groupes de 50 à 300 danseurs qui nous gratifient de chorégraphies dont les répétitions commencent début novembre .
La création et la fabrication des costumes richement décorés et des masques , constituent une forme d'art à part entière . Chaque danseur achète son costume qui , dans certains cas , vaut plusieurs centaines de dollars .
Les mots seuls ne peuvent exprimer les émotions ressenties durant la journée . La communion de l'immense foule avec les acteurs est totale . Elle vibre par ses applaudissements , ses cris . ses manifestations de joie souvent délirantes en agitant des foulards aux couleurs vives .
Les musiques , cuivre et percussion , accompagnent les danses très variées où l'on retrouve traditions et cultures des différentes régions de la Bolivie .
Demain dimanche de nouveaux défilés seront présentés avec une série de danses symbolisant la dernière lutte entre le Bien et le Mal .
Aprés la victoire du Bien les danseurs se retirent pour se recueillir dans le sanctuaire de la Vierge de Socavón .
Lundi le traditionnel "au revoir" se fera . par les différents groupes , avec le rituel coutumier .
Evo MORALES , Président de la République , nous a gratifié de sa présence au cours de l'après-midi . Follement acclamé il a exécuté , durant plusieurs minutes quelques pas de danse au sein d'un groupe .
Je viens d'effectuer la moitié de mon séjour et je réfléchis au programme de la deuxième partie qui sera peut-être différent de celui que j'avais prévu .
Je vous en dirai plus la prochaine fois .....
Hasta luego !!